Les acteurs

Frédéric Blottière, 25 ans

Fabien Cassé, 33 ans

Mickaël Guédé, 30 ans

résident dans un appartement d’un foyer d’hébergement semi autonome à Coulaines. 

Lindsay Papin, 31 ans

Jocelyne Lediguerher, 58 ans

Pascal Vovard, 58 ans

Laurent Lemaitre, 44 ans

résident au foyer d’hébergement de la Maisonneraie à Coulaines

Lynda Buain, 40 ans

réside au foyer occupationnel l’Artimon au Mans, antenne de l’Epsm de la Sarthe

Stéphane Juglet, 48 ans

réside au foyer de vie Les Hautes Fontaines à la Chapelle St Aubin

Clément Villa, 37 ans

réside au foyer de vie La Tour aux fées à Allonnes

Stéphane Perlinski 47 ans

vit dans sa famille

Six d’entre eux travaillent dans des ESAT (Établissements Spécialisés d’Aide au Travail) du Circuit, du Bois Joli, des Prairies sur la Communauté Urbaine du Mans.

Les accompagnants

L’Atelier est conduit depuis 2013 par Frode Bjornstad, acteur et Claudie Douet, danseuse qui en dessinent les lignes artistiques.

Frode Bjornstad, metteur en scène

se vante d’abord de ne pas avoir eu à mettre les pieds dans une institution scolaire avant l’âge de sept ans et demi, de jouer et inventer – dans la rue et dans les bois à construire des cabanes perchées dans les hauteurs des arbres, – en été, sur et dans l’eau de la mer, en barques et radeaux bricolés pour fjords et étangs, canoë sur les lacs puis l’hiver en patins et en ski et creuser des grottes dans la neige. Adolescent, il aime parcourir le continent européen nouant surtout des liens derrière le rideau de fer. Voilà pour l’essentiel; les premières années d’une vie sont d’une importance souvent négligée. Le reste c’est de la technique, dit-il. Comme prendre quelques cours de théâtre à la fois théorique et pratique puis concourir à l’émergence, des années 80, de la scène alternative de Bergen (Norvège), tantôt comédien, tantôt technicien son et lumière, d’où a eu lieu l’importante rencontre avec le Théâtre du Radeau, qu’il intègre depuis 1989. Depuis  2010 il a aussi pu travailler aux côtés de Marie-José Malis, Thierry Escarmant, Alexis Forestier ainsi que l’ensemble musical Offrandes.

Claudie Douet, danseuse

Après avoir obtenu un DEFA spécialisé en danse en 1991, Claudie Douet travaille à la mise en œuvre de projets artistiques au sein de compagnies de danse et théâtre et de lieux culturels dans la région des Pays de Loire et de Bretagne.

Puis elle se tourne assez vite vers le plateau et se forme  en danse  contemporaine auprès de différents chorégraphes de 1994 à 2007: Christine Gérard, Hervé Diasnas, Pierre Doussaint, Catherine Diverres, Thierry Bae, Yann Lheureux, Olivier Gelpe...et devient interprète au sein de plusieurs compagnies de danse et de théâtre, Christine Le Berre, NBA Spectacles, Compagnie Vertugadin, Compagnie Itra...

Attirée par l'art gestuel japonais, elle rencontre les pratiques Carlotta Ikeda et Ko Murobushi (buto) puis celles de Shiro Daïmon et de Morihiko Yanayagi, (kabuki) lors d’un séjour au Japon. A son retour, elle décide alors de fonder la compagnie « Auguste Burin » au Mans en juillet 2003.


Elle crée un solo « le pli du temps » en novembre 2004, puis un duo « Pleased » en mai 2006.  En relation avec d'autres compagnies, la Cie « Jamais 2 sans 3 », et la Compagnie « L'Enjambée »,  elle invente de courtes formes chorégraphiques destinées à la petite enfance « Neige », « Feuilles », « Et, là on disait que... ».

Elle rencontre le Théâtre du Radeau, dirigé par François Tanguy et devient interprète de janvier 2007 à mai 2013 des spectacles, « Ricercar », création octobre 2007 et « Onzième », création novembre 2011, tournant en France et à l'étranger.

En 2012, elle fonde avec des artistes accueillis en Fonderie qui ont tous une pratique artistique dans des lieux de soins le collectif « Encore Heureux » et devient coordinatrice des temps de rencontre mis en place (représentations, rendez-vous, attablements,  expositions,  ateliers de pratiques artistiques, émissions radiophoniques...). Elle s'occupe plus particulièrement du lien entre la Fonderie et le collectif et initie des collaborations avec les associations locales tels les établissements médico-sociaux, les GEM, les IME,  les ESAT.

En  octobre 2013, elle rejoint l'Atelier de Théâtre et de Recherche du Groupe Les Volontiers.

Parallèlement à son travail de plateau, elle transmet la danse auprès de différents publics (enfants, adolescents, adultes), dans les écoles, collèges, lycées, à l’Université du Maine auprès des étudiants L3 en STAPS, et depuis 5 ans auprès de personnes handicapés de foyers d’hébergements, de vie et d’accueil médicalisé.

Sa pratique s'enrichit de formations, en Body Mind Centuring et depuis mai 2015, elle se forme et pratique le massage traditionnel thaïlandais et l’ostéothaï enseigné par David Lutt, de l’Ecole Lulyani.

 

Victoria Horton, auteur

50 mètres nage libre, licence et Capes de lettres classiques à la Sorbonne, maîtrise sous la direction d’Henri-Irénée Marrou, permis de conduire, DEA de géographie humaine à l’EHESS sous la direction de Jean Malaurie, voilà pour les diplômes qui ont compté, et grâce auxquels elle a pu, entre autres exploits, promener sa lanterne dans un obscur recoin de l’histoire de l’Église romaine et suivre dans les glaces de l’Arctique un explorateur fou du XIXe siècle à la recherche des traces de Sir John Franklin.

Elle a enseigné pendant un petit quart de siècle en lycée et surtout en collège. Le travail était dur mais après tout il fallait bien et puis elle a aimé la compagnie des élèves et la joie de dépister ensemble, encore et encore, comme on soulève les cailloux sur une plage, le grand mystère des mots.

Elle a beaucoup pratiqué la pagaie en mer et en rivière, a élevé quelques enfants qui lui sont aujourd’hui d’indéfectibles soutiens. Après un bref passage à la NRF et sept années chez Théodore Balmoral, elle a rencontré Pascal Arnaud qui l’a publiée chez Quidam, puis Antoine de Kerversau chez les Contrebandiers.

Jamais tout à fait sortie de la troglodyte où elle passa une bonne partie de sa vie, elle connaît le prix de l’eau et celui du feu et n’a pas encore renoncé à écrire sa petite Énéide en hexamètres dactyliques.

Le hasard, grand pourvoyeur de destinées, l’a jetée parmi les Volontiers, l’amitié et la passion l’y retiennent. Au théâtre elle ne comprend pas tout, loin de là mais elle a trouvé sa place, croit-elle, aux ateliers d’écriture.

Eric Minette, plasticien

Diplômé de l’Ecole  Régionale des Beaux Arts du Mans en 1981, il travaille dans de nombreux collectifs, co-fonde la Cie Les Zoms et participe à des créations dans le domaine du cirque, du théâtre, de la danse et de la performance.
Après avoir oscillé entre la scène et la peinture, son travail s’oriente aujourd’hui autour de la thématique de la place de l’image dans le spectacle vivant en tant que plasticien, vidéaste, scénographe.

Il vit à Sainte Jamme sur Sarthe.

Jean Guillet, régisseur lumière

Diplômé du DMA (diplôme des métiers d’art) de Nantes en 2015, Jean Guillet travaille comme rigger et régisseur lumière en Sarthe, notamment au théâtre de la Fonderie, au Mans. Il a imaginé les créations lumières du Collectif des Rhizomiques (Les Souffrances du Prince Sternenhoch, Passion selon Jean, mise en scène Olga Jirouskova) et de la Malle de Pandora (mise en scène André Lenoir). Par ailleurs, il a également participé à la création lumière de Chant d’enfonçures (Atelier 1+1=3, mise en scène Martine Venturelli), ou encore à Item (Théâtre du Radeau, mise en scène François Tanguy). Depuis 2018, il accompagne la troupe des Volontiers (menée par Claudie Douet et Frode Bjørnstad) dans ses explorations (Déroulé d’amours abricotinées puis Bingo).

Schippel le bourgeois (Ensemble Offrandes, composition Martin Moulin) et Au Bout Jusqu'à La Mer (Compagnie Pazapa, mise en scène Pascal Larue) sont ses dernières créations lumières.

Léo Boisson, musicien

Léo Boisson fait des études d'acoustique, une licence et la moitié d'un master en informatique, puis s’oriente vers le spectacle vivant en faisant un service civique à la salle de spectacle Eve.  Il se forme ainsi à la technique (son et lumière) et à l'accueil de compagnies.

Il a été régisseur au studio de répétition le Silo au Mans pendant un an et demi, et joue dans plusieurs formations musicales, actuellement Roboy et Melinda Warren. En parallèle, il organise des concerts dans des milieux associatifs, et produit de la musique d'illustration.

Il rejoint les Volontiers en février 2020.

Gwënaël Pierre, moniteur éducateur

Gwënaël Pierre débute sa carrière professionnelle dans les années 1990 comme objecteur de conscience dans un IME. Il intègre ensuite le foyer d’hébergement et de vie de la Maisonneraie où il travaille toujours. Parallèlement à son activité professionnelle, il se forme comme aide médico-psychologique, puis sur la vie sexuelle et affective des personnes en situation de handicap et depuis 2014, il suit une formation sur les systèmes familiaux afin de devenir thérapeute familial.

Lorsque l’Atelier des Volontiers voit le jour, Gwënaël Pierre est vice président de l’association Actes. Cette initiative artistique l’intéresse et il sollicite plusieurs résidents du foyer à venir rejoindre l’Atelier.

Progressivement, il devient une personne référente. Il soutient les participants pour venir à l’atelier en veillant à rappeler les horaires, les dates et à organiser les déplacements et les différents rendez-vous. Il accueille par sa présence régulière aux répétitions les paroles et les questions de chacun concernant cette activité ainsi que les émotions qu’elles génèrent. Il est aussi présent à la semaine de résidence, y compris la nuit où les Volontiers dorment à la Fonderie.

Lors des déplacements à l’extérieur, il accompagne la troupe et devient responsable de la gestion des temps de vie quotidienne : habillage, toilette, prises de médicaments...

Agathe Ouzeau, monitrice éducatrice

Agathe Ouzeau débute son parcours professionnel en tant que prothésiste dentaire. Intéressée par les relations humaines, elle décide de s’orienter vers le secteur médico-social et effectue plusieurs stages, des remplacements suivis d’un poste d’ASH en milieu psychiatrique. Elle entreprend alors de passer un diplôme d'Aide Médico Psychologique en contrat de professionnalisation et travaille pendant trois ans en Maison d’Accueil Spécialisée.

Depuis 2013, elle exerce son nouveau métier au Foyer d’Hébergement pour Travailleurs Handicapé de La Maisonneraie situé à Coulaines et vient d’obtenir une VAE de Moniteur éducateur.

Agathe a été invitée à rejoindre Les Volontiers en 2017. Elle accompagne quatre résidents du Foyer de la Maisonneraie et fait le lien avec les professionnels des foyers d’hébergement semi autonome où certains Volontiers résident en fonction des besoins. Elle est présente aux répétitions et permet un regard extérieur, une écoute, une réassurance.